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Rythmes scolaires:intérêt de l'élève ou intérêts économiques

 

 

 

A l'initiative de Pierre Cador, principal du collège Jean-Vilar, relayée par l'Intercom séverine, une conférence-débat était organisée lundi soir dans l'amphithéâtre du collège autour des rythmes scolaires, une consultation nationale instaurée par le ministre Luc Chatel étant en cours. À peine une quarantaine de personnes étaient rassemblées : parents, enseignants et élus. Le sujet était particulièrement sensible à Saint-Sever puisque le canton avait été l'un des seuls du département à demander à continuer sur neuf demi-journées lors de la dernière réforme. Demande rejetée alors par l'inspecteur d'académie.

Comment faire passer plus d'apprentissage en moins de temps de classe ? Chiffre à l'appui, Yves Rondel a décortiqué la dérive du système français avec des journées beaucoup trop chargées, des programmes trop ambitieux et au final beaucoup d'échec. « Et plus l'enfant grandit, plus ça se complique. Arrivés au lycée, les élèves doivent accepter des journées que la plupart des adultes refuseraient de faire », ajoutait Pierre Cador. Présent à ce débat, le Dr Frédéric Chapon mettait en avant l'importance du moment des repas. « Des instants où les enfants peuvent se déconnecter des stimulations très rapides qu'on cherche à leur imposer sur les temps d'apprentissage ou de loisirs modernes : télé, jeux vidéo. » « Mais comment mettre ces temps en place quand on regroupe les enfants par 60 ou 70 dans une même pièce pour le repas, encadrés par du personnel sans formation », interrogeait une enseignante.

 

Trente heures de classe hebdomadaire en 1900, vingt-quatre heures en 2010.

Le sommeil, facteur déterminant à prendre en compte dans le rythme journalier.

Sept semaines de classes, deux de vacances : un exemple de rythme bousculé par l'économie.

Plusieurs parents ont rapidement mis le doigt « sur l'aspect économique qui prédomine apparemment dans toute décision, dans le comité de pilotage mis en place par le ministre figurent des professionnels du tourisme. Qui écoutera-t-on, eux ou les chronobiologistes ? »
« En 30 ans, la durée moyenne de sommeil chez l'enfant a diminué d'une heure quinze », affirme Yves Rondel. « Un véritable problème de santé publique », pour le Dr Chapon. Pour l'assemblée, la capacité d'attention et de concentration connaît des pics que l'on situe très bien, le rythme journalier devra en tenir compte.

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